August 6-21, 2022
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Anciens des Jeux du Canada

Canada Games Alumni at Tokyo

7/19/21

by: Christopher Séguin

Les anciennes et les anciens des Jeux du Canada à surveiller lors des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo

Les Jeux olympiques et paralympiques sont considérés comme les compétitions sportives les plus importantes au monde et représentent le sommet des carrières sportives de la plupart, sinon de tous, les athlètes. À partir de cette semaine, beaucoup tenteront de réaliser leur rêve de remporter une médaille sur cette immense scène internationale.

Parmi les nombreux espoirs canadiens qui sont en route pour Tokyo, on retrouve, bien entendu, un grand nombre d’anciennes et d’anciens des Jeux du Canada.

À la base, les Jeux du Canada représentent une étape clé dans le développement de la prochaine génération d’athlètes canadiens nationaux, internationaux, olympiques et paralympiques. Prenons par exemple les derniers Jeux olympiques d’été, tenus en 2016, où les anciens et les anciennes des Jeux du Canada ont contribué à la récolte de 14 des 22 médailles remportées par le Canada; pour dire les choses autrement, 23 des 63 athlètes canadiens qui ont gagné une médaille aux Jeux de Rio 2016 avaient autrefois participé aux Jeux du Canada. 

Ces nombres reflètent une tendance bien établie et nous devrions nous attendre à un résultat semblable à Tokyo 2021, surtout vu la grande habileté du groupe d’anciennes et d’anciens qui y participe. Dans l’article qui suit, nous vous présentons quelques athlètes à surveiller lors de la tenue de cette édition des Jeux olympiques (23 juillet-8 août) et paralympiques (24 août-5 septembre), qui débuteront cette semaine dans la capitale japonaise.

ANDRE DE GRASSE

Andre De Grasse debout sur le podium entre les autres médaillés avec le drapeau de l’Ontario autour des épaules et sa médaille d’or au cou.
Andre de Grasse (centre) sur le podium après avoir gagné la médaille d’or au 100 m lors des Jeux d’été du Canada de 2013 à Sherbrooke, au Québec, le 13 août 2013. (Source : l’Équipe Ontario)

Cinq ans après avoir réalisé l’une des meilleures performances canadiennes en athlétisme aux Olympiques de tous les temps, Andre De Grasse (Sherbrooke 2013) cherchera sans doute à reproduire son succès aux Jeux de Tokyo. Les épreuves auxquelles il participe commencent le 31 juillet.

Aux Jeux de Rio 2016, De Grasse a marqué l’histoire lorsqu’il est devenu le tout premier coureur de vitesse canadien à remporter trois médailles pendant une seule édition des Olympiques, un exploit dépassant ceux des doubles médaillés Donovan Bailey (Atlanta 1996) et Percy Williams (Amsterdam 1928). De Grasse, qui a décroché ses trois médailles aux épreuves du 100 m, du 200 m et du 4x100 m, a de bonnes chances de répéter sa prouesse au pays du Soleil levant.

Par ailleurs, Rio 2016 n’était pas la première occasion où De Grasse s’est vu triple médaillé. Aux Jeux d’été du Canada de 2013 à Sherbrooke, cet athlète originaire de Markham, en Ontario, a remporté trois médailles d’or, également au 100 m, au 200 m et au 4x100 m.

L’ÉQUIPE DE SOCCER FÉMININE

Adriana Leon, à gauche, qui court sur le terrain de soccer avec le ballon à ses pieds. Dans une autre photo, à droite, Shelina Zadorsky lève un ballon de soccer par-dessus sa tête avant de le mettre en jeu.
Adriana Leon (à gauche) et Shelina Zadorsky (à droite) jouent au soccer pour l’Équipe Ontario lors des Jeux d’été du Canada de 2009 à Charlottetown (Î.-P.-É.) en août 2009. (Source : l’Équipe Ontario)

L’équipe nationale féminine senior du Canada est au cœur de l’une des meilleures histoires sorties des deux dernières éditions des Jeux olympiques d’été. D’abord, à Londres 2012, elle a décroché la première médaille canadienne au soccer en 108 ans, avant de remporter une deuxième médaille de bronze quatre ans plus tard à Rio 2016. Grâce à cet exploit, elle est devenue la première équipe canadienne à monter deux fois de suite sur le podium d’un sport d’été depuis un siècle.   

À Tokyo, l’équipe tentera d’en ajouter une troisième à sa collection, cette fois d’une nouvelle couleur. Son parcours olympique commencera par un match contre le pays d’accueil, le Japon, le mercredi 21 juillet.

Parmi les 12 joueuses de l’équipe qui ont contribué à la victoire de Rio, on retrouve trois anciennes des Jeux du Canada, Shelina Zadorsky (PEI 2009), Allysha Chapman (Regina 2005), et Desiree Scott (Regina 2005). De plus, trois autres anciennes figurent parmi les cinq joueuses qui font leurs débuts olympiques cette année : Adriana Leon (PEI 2009), Vanessa Gilles (Sherbrooke 2013), et Julia Grosso (Winnipeg 2017).

VINCENT DE HAÎTRE

Vincent de Haître se penche alors qu’il tourne le coin lors de la compétition de patinage de vitesse sur courte piste.
Vincent de Haître représente l’Équipe Ontario à l’épreuve de patinage à vitesse sur courte piste lors des Jeux d’hiver du Canada de 2011 à Halifax, en N.-É., le 13 février 2011. (Source : l’Équipe Ontario)

Dans toute l’histoire des Jeux olympiques, seuls 12 athlètes canadiens ont participé à la fois aux Jeux d’été et aux Jeux d’hiver. Les anciennes des Jeux du Canada Clara Hughes (PEI 1991), Hayley Wickenheiser (PEI 1991) et Sue Holloway (Lethbridge 1975) figurent sur cette liste exclusive qui comportera bientôt un treizième nom et un autre ancien, Vincent De Haître (Halifax 2011). Le patineur de vitesse enfourchera son vélo au Japon pour prendre part à la compétition de poursuite par équipes qui débutera le 2 août.

Les Jeux de la XXXIIe olympiade à Tokyo marqueront la troisième fois que De Haître participe à cet événement sportif international. L’athlète originaire d’Ottawa s’est déjà démarqué à l’épreuve de patinage à vitesse sur longue piste lors des Jeux d’hiver de 2014 à Sotchi et de 2018 à Pyeongchang.

Si De Haître réussit à se qualifier pour les Jeux d’hiver de 2022 à Pékin, cet ancien médaillé d’argent des Jeux du Canada serait en voie de participer à deux éditions des Jeux olympiques consécutives à seulement 180 jours d’intervalle. C’est un exploit qu’il entend réaliser, et qui serait historique étant donné que très peu d’athlètes auront l’occasion de participer à deux éditions si rapprochées, une réalité découlant de la pandémie.

KYLIE MASSE

Kylie Masse (deuxième à droite) debout avec ses trois coéquipières. Elles sont toutes souriantes et elles tiennent le drapeau de l’Ontario après avoir remporté une médaille d’or.
Kylie Masse (deuxième à droite) avec ses coéquipières de l’Équipe Ontario après qu’elles ont remporté le relais du 4 x 50 m quatre nages aux Jeux d’été du Canada de 2013 à Sherbrooke, au Québec, le 7 août 2013. (Source : l’Équipe Ontario)

L’équipe nationale de natation a été l’une des plus grandes forces canadiennes à Rio 2016. Elle a remporté un total de six médailles, soit sa plus grande récolte depuis les huit médailles gagnées aux Jeux d’été de 1976 à Montréal. Kylie Masse (Sherbrooke 2013), originaire de LaSalle, en Ontario, est parmi les onze nageuses canadiennes à décrocher une médaille au Brésil.

La championne mondiale à deux reprises du 100 m dos a remporté une médaille de bronze à cette épreuve il y a cinq ans, et on s’attend à ce qu’elle se classe de nouveau parmi les trois meilleures participantes à Tokyo. Aux essais olympiques qui ont eu lieu le mois dernier, Masse a battu son propre record national au 100 m dos avec un temps de 57,70 et a également remporté l’épreuve du 200 m dos.

La quintuple médaillée des Jeux du Canada (4 médailles d’or et 1 médaille de bronze) sera une prétendante au podium des deux épreuves à Tokyo, mais elle se démarque le plus à l’épreuve du 100 m dos (les séries de cet événement commencent le 25 juillet). En 2019, quand elle a réussi à défendre son titre au 100 m dos lors des championnats du monde de natation à Gwangju, en Corée du Sud, Masse est devenue la toute première nageuse canadienne à gagner deux médailles d’or de suite à la même épreuve.

BRENT HAYDEN

Brent Hayden lève son poing dans la piscine et s’appuie sur la ligne d’eau à la suite de sa compétition à Londres 2012.
Brent Hayden participe à l’épreuve du 50 m style libre (hommes) pour l’Équipe Canada aux Jeux olympiques d’été de Londres 2012 au Royaume-Uni, en août 2012. (Source : Natation Canada)

Aux Jeux de Londres 2012 il y a neuf ans, seuls deux athlètes canadiens ont remporté des médailles à des épreuves de natation : Ryan Cochrane (Regina 2005) a décroché la médaille d’argent au 1 500 m style libre, et Brent Hayden (London 2001) a réussi à remporter sa première médaille olympique, soit la médaille de bronze au 100 m style libre. Malgré cette grande victoire sur la scène internationale, Hayden a pris la difficile décision de prendre sa retraite sportive immédiatement après ces Jeux.

Plus tard, le nageur originaire de Mission, en C.-B., a expliqué qu’il se sentait pris dans une spirale vers la dépression, ce qui a fortement contribué à sa décision de s’éloigner du sport. Il a ajouté qu’il était content d’avoir gagné une médaille pour lui-même et pour son pays, mais que cela s’est passé à un moment où il ne ressentait plus sa passion pour la natation.

Toutefois, après avoir pris une pause de sept ans, l’ancien des Jeux du Canada de 2001 est retourné à la piscine en 2019, revigoré par sa mission de se qualifier une quatrième fois pour les Olympiques. Il y est parvenu en remportant le 50 m style libre aux essais olympiques canadiens. Son retour remarquable est accompagné d’un amour renouvelé pour le sport, faisant du champion mondial de 2007 un athlète à surveiller au Japon.

Hayden, qui aura 37 ans lors de l’événement Tokyo, deviendra le plus vieux nageur canadien à avoir participé aux Jeux olympiques.

L’ÉQUIPE DE BASKETBALL FÉMININE

Dans l’image à gauche, Bridget Carleton tient un ballon de basketball près de sa hanche avec ses deux mains pendant que le jeu se déroule près de la limite du terrain. Dans l’image à droite, Nirra Fields s’engage dans le couloir avec le basketball devant d
Image de gauche : Bridget Carleton représente l’Équipe Ontario aux Jeux d’été du Canada de 2013 à Sherbrooke, au Québec, en août 2013. Image de droite : Nirra Fields représente l’Équipe Canada aux Jeux d’été du Canada de 2009 à Charlottetown (Î.-P.-É.) en août 2009. (Source : l’Équipe Ontario / les Jeux du Canada)

À l’heure actuelle, l’équipe de basketball féminine du Canada figure en quatrième position dans le classement mondial de la FIBA, le meilleur classement qu’elle a jamais obtenu. Elle se dirige vers Tokyo avec un seul but : gagner la première médaille olympique du Canada au basketball depuis 1936, qui serait également la toute première dans la discipline féminine. Tout porte à croire que le groupe réussira cet exploit une fois que son parcours olympique commencera le 26 juillet.

Lors de l’épreuve qualificative qui a eu lieu en février dernier, l’équipe est restée invaincue, assurant sa participation aux Jeux de Tokyo. C’est la première fois qu’elle se qualifie pour trois éditions des Jeux olympiques de suite, une lancée victorieuse qui remonte aux Jeux d’été de Londres 2012. Depuis ces derniers, l’équipe a remporté sa toute première médaille d’or aux Jeux panaméricains de 2015 ainsi que deux titres de la FIBA Amériques (2015 et 2019), lui permettant d’atteindre son meilleur classement mondial.

Quatre anciennes des Jeux du Canada sont parmi les membres de l’équipe en route pour le Japon : Bridget Carleton (PEI 2009), Shay Colley (PEI 2009), Nirra Fields (Sherbrooke 2013), et Kim Gaucher (London 2001). Gaucher a récemment gagné sa bataille contre le CIO pour amener sa fille de trois mois, Sophie, avec elle à l’événement, puisqu’elle est mère allaitante.

À la tête de l’équipe, l’entraîneuse en chef Lisa Thomaidis (London 2001) et l’entraîneuse adjointe Carly Clarke (London 2001) tenteront de passer à l’histoire presque 20 ans exactement après qu’elles se sont croisées pour la première fois aux Jeux d’été du Canada de 2001 à London.

TYLER MISLAWCHUK

Tyler Mislawchuk se lèche la lèvre supérieure en courant sous le soleil lors de la compétition de triathlon.
Tyler Mislawchuk court pendant l’épreuve de triathlon individuel (hommes) aux Jeux d’été du Canada de 2013 à Sherbrooke, au Québec, le 13 août 2013 — il a remporté la médaille d’argent. (Source : Jeux du Canada)

Avant l’arrivée de la pandémie et le report de Tokyo 2020, Tyler Mislawchuk (Sherbrooke 2013) semblait avoir de bonnes chances de gagner une médaille au Japon. Dans l’année qui a précédé les dates originales en 2020, le médaillé d’argent des Jeux du Canada de 2013 établissait presque régulièrement de nouveaux records canadiens au triathlon.

Mislawchuk a remporté les deux premières Coupes du monde de sa carrière au début de 2019, pour ensuite décrocher la médaille de bronze des Séries mondiales de triathlon à Montréal, faisant de lui le premier athlète masculin du Canada à atteindre le podium de cet événement. Plus tard, à Tokyo, il est devenu le tout premier triathlonien canadien à se classer en première position lors d’une épreuve préolympique.

Maintenant rendu en 2021, Mislawchuk fait preuve de la même prouesse que pendant sa saison de percée. Tout récemment, en juin, l’athlète de 26 ans originaire de Oak Bluff, au Manitoba, a défendu son titre mondial de triathlon en remportant la dernière course masculine de la période de qualification olympique à Huatulco, au Mexique. Ne vous étonnez pas s’il ajoute une nouvelle médaille à sa collection lorsqu’il participe au triathlon olympique le 26 juillet.

L’ÉQUIPE DE SOFTBALL FÉMININE

Sur une photo de groupe, Jennifer Salling et Danielle Lawrie sont debout sur le terrain de softball avec leurs coéquipières. Elles sourient et elles lèvent leur index pour représenter le numéro un.
Jennifer Salling (première rangée, au centre) et Danielle Lawrie (première rangée, à droite) qui célèbrent la victoire de l’Équipe C.-B. avec leurs coéquipières. Elles ont remporté la médaille d’or aux Jeux d’été du Canada de Regina, en Saskatchewan, en août 2005. (Source : l’Équipe C.-B.)

Le softball est en vedette aux Olympiques pour la première fois depuis 2008, et l’équipe nationale féminine du Canada est prête à venger la déception qu’elle a vécue il y a 13 ans à Pékin quand, lors des demies finales, elle a perdu contre l’Australie pour terminer en quatrième position. Les enjeux sont très élevés puisque cette possibilité d’une victoire olympique sera probablement la seule qui se présentera à l’équipe pendant de nombreuses années.

Le softball a été ajouté aux Olympiques de Tokyo en raison de sa popularité au Japon, mais le sport ne figure pas au programme de Paris 2024, et le baseball non plus. On ne sait pas à l’heure actuelle s’il fera son retour lors d’une future édition des Jeux, faisant de Tokyo une occasion possiblement unique pour les athlètes du sport.

À partir du 21 juillet, l’équipe féminine du Canada, qui se classe actuellement en troisième position dans le monde, participera à la compétition entre six équipes à Tokyo. Elle aura de bonnes chances non seulement de monter sur le podium, mais même de remporter le premier prix.

Les joueuses Jennifer Salling (Regina 2005) et Danielle Lawrie (Regina 2005), qui faisaient partie de l’équipe olympique de 2008, espèrent écrire un nouveau récit cette année au Japon. Il y a maintenant longtemps, ces vétérans du softball ont mené l’Équipe C.-B. à la victoire lors des Jeux d’été du Canada de 2005 à Regina. À Tokyo, elles seront accompagnées d’autres coéquipières qui sont également des anciennes des Jeux du Canada, dont Emma Entzminger (Winnipeg 2017), Janet Leung (Sherbrooke 2013) et Natalie Wideman (PEI 2009).

LES ÉQUIPES MASCULINES ET FÉMININES DE BASKETBALL EN FAUTEUIL ROULANT

Patrick Anderson (qui est à droite) est pris en photo avec son bras autour d’un autre joueur sur le terrain de basketball en fauteuil roulant.
Patrick Anderson (à droite) qui joue au basketball en fauteuil roulant pour l’équipe de l’Université de l’Illinois en 1997. (Source: Patrick Anderson)

Souvent appelé le Michael Jordan du basketball en fauteuil roulant, Patrick Anderson (Grand Prairie 1995) est incontestablement l’un des meilleurs athlètes à avoir jamais joué le sport. Anderson a participé quatre fois aux Jeux paralympiques, menant l’équipe canadienne à la finale à chaque occasion, où elle s’est classée trois fois en première position (2000, 2004 et 2012). Cependant, après Londres 2012, l’athlète originaire d’Edmonton, en Alberta, a décidé de s’éloigner du sport, ce qui a sans doute contribué aux difficultés éprouvées par l’équipe lors des Jeux de Rio 2016.

Mais Anderson est de retour pour sa cinquième participation paralympique et l’équipe s’attend donc à obtenir un meilleur résultat à Tokyo lorsqu’elle commencera à jouer le 26 août. Outre Anderson, le groupe en partance pour le Japon compte de nombreux anciens des Jeux du Canada, dont Bo Hedges (1999 et 2003), Nik Goncin (2011 et 2015), Jonathan Vermette (2007, 2009, 2011 et 2015), Chad Jassman (2007), Deion Green (2007 et 2011), Vincent Dallaire (2015), Lee Melymick (2019), et Colin Higgins (2015).

Cindy Ouellet sourit en tenant le poignet d’une coéquipière tandis qu’à l’arrière-plan, ses autres coéquipières célèbrent leur victoire après avoir gagné la médaille d’or de la compétition du basketball en fauteuil roulant.
Cindy Ouellet après avoir remporté la médaille d’or pour l’Équipe Québec lors des Jeux d’hiver du Canada de 2007 à Whitehorse, au Yukon, le 9 mars 2007. (Source : Jeux du Canada)

Les Jeux du Canada seront aussi bien représentés du côté de l’équipe féminine, qui sera menée par Cindy Ouellet (Whitehorse 2007), une des seules athlètes canadiennes à avoir participé aux Jeux paralympiques d’hiver et d’été.

À partir du 25 août, quand débute le tournoi féminin, Ouellet se lancera à la poursuite de sa première médaille olympique. Elle a de bonnes raisons de croire qu’elle l’obtiendra cette année-ci, surtout vu que l’équipe canadienne a remporté le titre des Jeux parapanaméricains de 2019 sur l’équipe américaine lors de la compétition à Lima, au Pérou. Le groupe qui accompagne Ouellet au Japon se compose de plusieurs autres anciennes des Jeux du Canada, dont Arinn Young (2015), Rosalie Lalonde (2015), Melanie Hawtin (2001, 2005 & 2009), Élodie Tessier (2019), Puisand Lai (2019), et Sandrine Bérubé (2019).

BRENT LAKATOS

Brent Lakatos sourit avec un air triomphant sous la pluie après avoir franchi la ligne d’arrivée au 2020 London Marathon.
Brent Lakatos est le premier à franchir la ligne d’arrivée lors du 2020 London Marathon à Londres, au Royaume-Uni, le 4 octobre 2020. (Source : Comité paralympique international)

Avant de devenir l’un des meilleurs athlètes de course en fauteuil roulant au monde, Brent Lakatos (Corner Brook 1999 et Bathurst-Campbellton 2003) jouait au basketball en fauteuil roulant. C’est dans le cadre de ce dernier sport qu’il a représenté deux fois la Belle Province aux Jeux d’hiver du Canada, en 1999 et en 2003. Il a aussi joué dans l’équipe de l’Université du Texas à Arlington, les Movin’ Mavs, où il a contribué à l’obtention d’un titre national en 2002.

Cependant, huit mois avant les Jeux paralympiques de 2004, Lakatos a choisi dorénavant de participer exclusivement à la course en fauteuil roulant, une décision qui s’est avérée transformatrice. Non seulement s’est-il qualifié pour ces Jeux à Athènes, mais il a depuis été champion mondial à 13 reprises et médaillé paralympique à sept reprises à diverses épreuves de vitesse. 

En route pour Tokyo, Lakatos s’apprête à ajouter de nouvelles victoires à son C. V.. Parmi ses réussites les plus récentes, il compte cinq médailles d’or de suite remportées à l’épreuve masculine du 100 m T53 aux championnats du monde et aux Jeux paralympiques de Rio 2016. Il a également gagné des courses de marathon à Londres (2020) et à Berlin (2018), prouvant qu’il ne se démarque pas uniquement aux épreuves de vitesse.

À Tokyo, Lakatos a l’intention de participer aux courses de presque chaque distances (le 100 m, le 400 m, le 800 m, le 1 500 m et le 5 000 m), ainsi qu’au marathon le dernier jour de la compétition. Étant donné son ambition et sa gamme d’exploits impressionnante, sa performance lors de cette cinquième participation paralympique, qui débutera le 27 août, s’annonce mémorable.

KATARINA ROXON

Une photo de Katarina Roxon avec son équipe de natation provinciale. Il y a trois rangées de personnes qui portent toutes leurs vestes violettes et bleues avec des pantalons bleus. L’équipe se trouve dehors sur le gazon devant quelques arbres.
Katarina Roxon (première rangée, deuxième à droite) est prise en photo avec l’équipe de natation de la Terre-Neuve-et-Labrador aux Jeux d’été du Canada de 2005 à Regina, en Saskatchewan. (Source : Swim Newfoundland & Labrador)

Il y a maintenant 16 ans, Katarina Roxon (Regina 2005) a remporté la médaille d’argent pour sa province natale de la Terre-Neuve-et-Labrador aux Jeux du Canada de 2005. Plus tard, elle a indiqué que cette victoire l’a motivée à vouloir représenter son pays, ce qu’elle a eu l’occasion de faire pour la première fois aux Jeux paralympiques de 2008, lorsqu’elle n’avait que 15 ans.

Le parcours sportif de Roxon, qui ne cesse de s’améliorer depuis cette première participation, a culminé dans l’obtention d’une médaille d’or au 100 m brasse SB8 et d’un record national aux Jeux paralympiques de Rio 2016. À son retour au Canada, on lui a réservé un accueil triomphal, et il y a de bonnes chances qu’elle en mérite un autre à la suite des Jeux paralympiques de Tokyo.  

Dans le cadre de cette compétition au Japon, qui commencera le 26 août, Roxon tentera d’atteindre de nouveau le sommet du podium. Cependant, la nageuse originaire de Stephenville, en T.-N.-L., aura du pain sur la planche lors de sa quatrième participation paralympique : aux Championnats du monde de natation de 2019, elle a terminé en deuxième au 100 m brasse SB8 derrière Brock Whiston, une athlète de la Grande-Bretagne qui sera sans doute une adversaire redoutable pour Roxon quand il s’agira de défendre sa couronne paralympique.

ALEC ELLIOT

Alec Elliot se tient debout avec ses bras à ses côtés et une médaille au cou après avoir gagné une compétition de paranatation pour l’Équipe Ontario.
Alec Elliot vient de remporter la médaille d’or au 200 m (S1-5) / 400 m (S6-13) pour l’Équipe Ontario aux Jeux d’été du Canada de 2013 à Sherbrooke, au Québec, le 4 août 2013. (Source : l’Équipe Ontario)

Il n’y a pas si longtemps, Alec Elliot (Sherbrooke 2013) n’était qu’un enfant qui collectionnait un tas de médailles en représentant le Region of Waterloo Swim Club à diverses compétitions provinciales. Toutes ses réussites l’ont finalement mené aux Jeux d’été du Canada de 2013 à Sherbrooke, au Québec, où il n’a pas manqué d’ajouter à sa collection : il a remporté quatre médailles d’or et une médaille de bronze lors de l’événement.

L’athlète de 25 ans tente aujourd’hui de récolter des médailles pour son pays. Malgré avoir raté le podium de six épreuves à Rio 2016 (son meilleur classement a été la quatrième position au 100 m papillon S10), Elliot visera à obtenir de meilleurs résultats à compter du 27 août, lors de sa deuxième participation paralympique.

Au cours des cinq dernières années, Elliot a démontré qu’il a ce qu’il faut pour réussir. Lors de la plus récente édition des Championnats du monde de paranatation à Londres, il a remporté la médaille de bronze au 400 m style libre S10, sa première médaille internationale. Il a aussi participé à la finale des épreuves du 200 m quatre nages individuel SM10 (4e position) et du 50 m style libre S10 (8e position). Depuis cette performance, il a décroché cinq médailles multicatégories (devenant ainsi l’un des paranageurs de son équipe les plus décorés), dont quatre médailles d’or aux essais de natation canadiens à Toronto, un record de l’équipe.

RENÉE FOESSEL

Renee Foessel est debout sur le côté gauche du podium. Elle porte une médaille d’argent au cou et sa veste de l’Équipe Ontario. Elle a son bras autour de la médaillée d’or au centre.
Renee Foessel (à gauche) vient de remporter la médaille d’argent pour l’Équipe Ontario à l’épreuve du lancer du poids de la compétition féminine de para-athlétisme aux Jeux d’été du Canada de 2013 à Sherbrooke, au Québec, le 12 août 2013. (Source : l’Équipe C.-B.)

Née et élevée à Mississauga, en Ontario, Renée Foessel (Sherbrooke 2013) a fait de grands progrès depuis avoir découvert l’athlétisme à l’âge de neuf ans. Deux ans après avoir été la plus jeune para athlète canadienne à participer aux Championnats du monde d’athlétisme du CIP en 2011, Foessel a marqué les esprits de la nation lors des Jeux du Canada de Sherbrooke, au Québec, quand elle a remporté la médaille d’argent au lancer du poids et la médaille d’or au lancer du disque, ce qui allait devenir son épreuve de choix.

Aux Jeux parapanaméricains de Toronto en 2015, Foessel a décroché trois médailles sous les yeux de sa famille et de ses amis, dont la médaille d’or au lancer du disque F38 (femmes). Elle s’est démarquée à la même épreuve aux Championnats du monde d’athlétisme du CIP en 2019, remportant la médaille de bronze et établissant un nouveau record canadien de 33,37 mètres.

Foessel était parmi les seuls quatre athlètes canadiens à remporter une médaille lors de ces championnats (Lakatos en était un autre), et personne ne devrait s’étonner si elle se hisse de nouveau sur le podium, cette fois sur la plus grande scène au monde, lors de la compétition à Tokyo le 4 septembre.

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(Traduit en français par Rachael Buxton)

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