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Anciens des Jeux du Canada

2/8/21

by: Christopher Séguin

Un retour sur les accomplissements des anciens noirs des Jeux du Canada

Chaque février, partout au Canada, nous reconnaissons les accomplissements des Canadiens et des Canadiennes noir(e)s qui ont contribué de façon importante à l’histoire du pays, notamment à sa diversité culturelle, à sa vive compassion et à sa grande prospérité.  

La célébration annuelle du Mois de l’histoire des Noirs au Canada, qui dure tout au long du mois de février, date de 1976. Cependant, elle a été officiellement reconnue par la Chambre des communes en décembre 1995 grâce à une motion présentée par l’honorable Jean Augustine, la première femme noire élue au Parlement.

En hommage à cette tradition, la Société hôtesse de Niagara et le Conseil des Jeux du Canada font un retour sur les accomplissements des athlètes et des entraîneurs noirs des Jeux du Canada, dont les efforts et les réussites demeurent une source d’inspiration pour la prochaine génération.

Andre De Grasse (Sherbrooke 2013)

À l’âge de seulement 26 ans, Andre De Grasse a vraisemblablement assuré sa place dans l’histoire comme l’un des meilleurs athlètes olympiques du Canada. Plus impressionnant encore, il a mérité cette distinction en ne participant qu’à une seule édition des Jeux Olympiques.

C’est à Rio 2016, au Brésil, que De Grasse passe à l’histoire : il devient le premier coureur de vitesse canadien à remporter trois médailles au cours des mêmes Jeux Olympiques, exploit qui dépasse même ceux des doubles médaillés Donovan Bailey (Atlanta 1996) et Percy Williams (Amsterdam 1928). De Grasse remporte ses trois médailles aux épreuves du 100 m, du 200 m et du 4x100 m

Mais les Jeux de 2016 à Rio ne sont pas la première occasion où De Grasse se voit triple médaillé. Aux Jeux d’été du Canada de 2013 à Sherbrooke, cet athlète originaire de Markham, en Ontario, qui à l’époque n’a que 18 ans, est hors d’atteinte. Lors de l’événement, il récolte trois médailles d’or, également au 100 m, au 200 m et au 4x100 m. Deux ans plus tard, il se fait connaître sur la scène internationale grâce à sa performance aux Championnats du monde d’athlétisme, qui lui procure deux médailles de bronze, ainsi qu’à son succès aux Jeux panaméricains de Toronto, où il décroche deux médailles d’or.

Desiree Scott (Regina 2005)

On pourrait certainement faire valoir que Desiree Scott, originaire de Winnipeg, est une des meilleures athlètes dans l’histoire du Manitoba. La joueuse de soccer, surnommée « the Destroyer » en raison de sa ténacité et de son style de jeu agressif, a participé aux Jeux d’été du Canada de 2005 à Regina, où elle a contribué au classement du Manitoba en cinquième position.  

Scott a fait ses études à l’Université du Manitoba, où elle est nommée deux fois à la première équipe d’étoiles de SIC (en 2008 et en 2009). Peu de temps après avoir reçu son diplôme, elle devient une célébrité à l’échelle internationale : à l’âge de 22 ans, on l’appelle à jouer dans l’équipe nationale féminine senior et à partir de fin 2011, elle figure dans la formation habituelle de l’Équipe Canada. Elle joue un rôle clé dans la réussite historique du Canada aux Jeux Olympiques de Londres (2012) et de Rio (2016), soit l’obtention de deux médailles de bronze consécutives. Sa contribution la plus mémorable à Londres est lorsqu’elle dégage le ballon de la ligne de but et maintient ainsi l’égalité à zéro. C’est en partie grâce à cet exploit que le Canada remporte sa première médaille olympique de soccer en 108 ans.  

Sélectionnée à 156 reprises dans l’équipe nationale, elle est la cinquième joueuse canadienne la plus sélectionnée dans l’histoire, devancée seulement par Christine Sinclair (296), Diane Matheson (206), Sophie Schmidt (199) et Rhian Wilkinson (181).

Lennox Lewis (Saguenay-Lac-Saint-Jean 1983)

Bien que Lennox Lewis soit né à Londres, en Angleterre, il ne fait aucun doute que le futur champion mondial incontesté des poids lourds a appris et a développé son habileté athlétique ici au Canada. En 1978, après avoir déménagé à Kitchener, en Ontario, Lewis se lance dans la boxe, sport qui devient très vite sa grande passion et sa préoccupation singulière. Dès 1983, il connaît une saison très réussie dont le point culminant est sa participation aux Jeux d’hiver du Canada à Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est là au Québec que cet athlète de 17 ans remporte la médaille d’or pour l’Équipe Ontario dans la catégorie des 81 kilogrammes. 

Donnant suite à ce succès, Lewis se classe en première position aux Championnats du monde juniors de boxe amateur en République dominicaine (1983) pour ensuite remporter le premier de cinq titres consécutifs pour le Canada dans la catégorie poids super-lourds. Il connaît une défaite lors des quarts de finale aux Olympiques de Los Angeles (1984), mais se qualifie de nouveau pour l’Équipe Canada quatre ans plus tard, cette fois résolu à ne pas se voir refuser. Aux Jeux de Séoul, l’étoile montante gagne contre l’Américain Riddick Bowe et décroche la première médaille d’or canadienne en boxe en 56 ans. Pour reconnaître son exploit, on le choisit pour porter le drapeau du Canada à la cérémonie de clôture des Jeux.   

En 1992, il remporte le titre de la catégorie poids-lourds du World Boxing Council (WBC), faisant de lui le seul boxeur à avoir représenté le Canada aux Olympiques d’été pour ensuite gagner un titre mondial professionnel. Quelques ans plus tard, suite à sa victoire sur Evander Holyfield en novembre 1999, Lewis devient le champion mondial incontesté des poids lourds.

Angela Bailey (St. John’s 1977)

Tout comme Lewis, Angela Bailey est née en Angleterre, mais a déménagé au Canada en 1974. C’est ici, pendant qu’elle est étudiante au secondaire, que la future reine des vitesses du Canada s’initie à l’athlétisme. À l’âge de 16 ans, elle est déjà la championne nationale junior du Canada au 100 m, une ancienne des Jeux d’été du Canada (St. John’s, T.-N. 1977), et une médaillée d’argent à l’échelle internationale (au relais du 4x100 m des Jeux du Commonwealth de 1978 à Edmonton).   

Sa première participation olympique aux Jeux d’été de 1980 en Union soviétique (aujourd’hui la Russie) semblait assurée, mais est empêchée par le boycottage de l’événement par le Canada. Toutefois, Bailey réalise finalement ses rêves olympiques en 1984, lorsqu’elle participe aux Jeux d’été de Los Angeles. Malgré son classement en sixième au 100 m, elle remporte la médaille d’argent pour le 4x100 m avec l’équipe du Canada. Un an plus tard, elle connaît sa saison la plus réussie sur la scène nationale, méritant le titre de championne canadienne au 100 m et au 200 m.  

Dans les années suivantes, Bailey participe aux Olympiques pour la deuxième fois à Séoul et établit le record canadien au 100 m avec un chrono de 10,98 secondes. Ce record tient encore aujourd’hui, de même que son record au 200 m intérieur, qui est de 23,32 secondes.

Bruny Surin (Saint John 1985)

Bruny Surin, qui deviendra un des hommes les plus rapides sur la planète, n’a pas du tout suivi un parcours typique. Immigré de l’Haïti au Québec à l’âge de sept ans, Surin s’intéresse d’abord au saut en longueur et au triple saut. Ce sont ces sports-là qui le mènent aux Jeux d’été du Canada de 1985 à Saint John, en N.-B., où il se classe en quatrième à l’épreuve du triple saut. Deux ans plus tard, il représente l’Équipe Canada aux Jeux panaméricains et se classe en quinzième position au saut en longueur. Il obtient presque le même résultat (14e position) lors de sa première participation olympique en 1988.

Cependant, après ces Jeux de Séoul, l’entraîneur italien Franco Barucci persuade Surin de laisser de côté son événement préféré, le saut en longueur, et de participer plutôt au sprint du 100 mètres. C’est une transition qui transforme la vie de l’athlète canado-haïtien : Surin est maintenant le 11e coureur de vitesse le plus rapide dans toute l’histoire. Aux Championnats du monde d’athlétisme de 1999, il se classe en deuxième position à l’épreuve du 100 m avec un chrono de 9,84 secondes, un record national qu’il partage à ce jour avec Donovan Bailey. 

Bien que ce quadruple olympien soit couronné champion canadien du 100 m à six reprises, Surin connaît sa réussite la plus importante aux Jeux Olympiques d’été de 1996 à Atlanta, soit l’obtention de médaille d’or au relais du 4x100 m aux côtés de Bailey, Glenroy Gilbert, Robert Esmie et Carleton Chamber.

Jennifer Abel (Regina 2005)

Originaire de Montréal, au Québec, Jennifer Abel s’est initiée au plongeon à l’âge de cinq ans, suivant les traces de son frère. C’est le début d’un parcours sportif qui s’avérerait décoré et extrêmement réussi. Quand à l’âge de seulement 13 ans elle représente sa province natale, le Québec, aux Jeux du Canada de Regina (2005), elle ignorait qu’en l’espace de trois ans, elle marquerait l’histoire sur la plus grande scène sportive au monde.

Se qualifier pour les Olympiques d’été de 2008 et ensuite participer à l’événement fait d’Abel une des plus jeunes athlètes olympiques du plongeon au Canada et la plus jeune membre de la délégation canadienne à Pékin. Bien qu’elle ne monte pas au podium lors de ces Jeux en Chine, Abel décroche la première médaille canadienne des Jeux Olympiques de Londres, soit la médaille de bronze à l’épreuve synchronisée du 3 m, avec sa partenaire Émilie Heymans. 

Aujourd’hui une triple médaillée olympique, Abel est aussi détenteur de titres des Jeux panaméricains et des Jeux du Commonwealth. Plus impressionnant encore, elle a gagné 10 médailles (six d’argent et quatre de bronze) aux Championnats du monde de natation — un record canadien et deux médailles de plus que son homologue Alexandre Despatie, qui est également un ancien des Jeux du Canada (Brandon 1997). 

Russell Martin (London 2001)

Russell Martin est né à East York, en Ontario, mais a grandi majoritairement à Chelsea et à Montréal, au Québec. En 2001, ce joueur de baseball de la Belle Province participe aux Jeux du Canada de London, où il contribue au classement de l’Équipe Québec en cinquième position. 

Un an auparavant, il avait été sélectionné en 35e ronde du repêchage de la MLB par l’équipe des Expos de Montréal. Bien que cette occasion de jouer dans l’équipe de sa ville est unique en son genre, Martin refuse l’offre, choisissant plutôt de poursuivre ses études au niveau postsecondaire. Toutefois, il se trouve une place dans les ligues majeures deux ans plus tard seulement, quand il est sélectionné en 17e ronde par les Los Angeles Dodgers. Peu de temps après avoir fait ses débuts dans la MLB en 2006, il devient le receveur habituel de l’équipe. Martin reste chez Los Angeles pendant cinq ans avant de jouer pour les New York Yankees, les Pittsburgh Pirates, et, notamment, les Toronto Blue Jays.  

Au cours de sa carrière, Martin est nommé All-Star de la MLB à quatre reprises et mérite les prix « Gold Glove » et « Silver Slugger » en 2007. Cet athlète de Montréal a également l’occasion de représenter plusieurs fois son pays sur la scène internationale. Il contribue à la qualification du Canada aux Olympiques de 2004, et il joue dans l’équipe canadienne à la Classique mondiale de baseball de 2009, où il frappe un coup de circuit mémorable lors du match contre les États-Unis au Centre Rogers à Toronto.

Angela James (Corner Brook 1999)

La « Wayne Gretzky du hockey féminin », Angela James se classe sans doute parmi les meilleurs joueurs canadiens. Originaire de Toronto, James commence sa carrière de hockey professionnel dans la Central Ontario Women’s Hockey League (COWHL) à l’âge de 16 ans, alors qu’elle est encore étudiante au secondaire. Elle est ensuite défenseuse dans l’équipe du Collège Seneca, où elle établit des records de la OCAA avec 80 buts et 128 points en 32 matchs (incluant 50 buts en 14 matchs lors de la saison 1984-1985). Après avoir terminé ses études, James continue sa carrière dans la COWHL avant de s’élever à la Ligue nationale de hockey féminin. En plus de mener ses équipes à de nombreux championnats au cours de sa carrière professionnelle, James est la championne marqueuse huit fois et est nommée joueuse la plus utile à six reprises.       

Cette athlète ontarienne s’est aussi distinguée sur la scène internationale. Lorsqu’elle représente le Canada au tout premier Championnat du monde féminin de hockey sur glace en 1990, elle marque un total de 11 buts en cinq matchs. Cet exploit contribue à l’obtention de la médaille d’or pour son équipe, soit la première des quatre médailles d’or qu’elle a remportées dans sa carrière. À ce jour, James est la seule membre de la communauté noire à avoir été capitaine d’une équipe canadienne de niveau senior ou international.

En raison de sa grande passion pour le jeu, James a aussi été officielle et entraîneuse par différents moments. En 1999, elle est l’entraîneuse adjointe de l’équipe de hockey féminine de l’Ontario lorsque celle-ci gagne la médaille d’or aux Jeux d’hiver du Canada de Corner Brook, au N.-B.. Onze ans plus tard, James est intronisée au Temple de la renommée du hockey, événement historique puisqu’elle est la première femme (de deux), la première joueuse ouvertement gay et la deuxième athlète noire à recevoir cet honneur.

Abdi Fatah Dini (Corner Brook 1999 & Bathurst-Campbellton 2003)

Né en Somalie, Abdi Fatah Dini, un des joueurs de basketball en fauteuil roulant les plus constants au Canada, a grandi en partie à Toronto. À l’âge de 12 ans, il a quitté son pays natal, qui était en pleine guerre, après avoir été blessé par une balle perdue lors de la récréation. Ses parents Mahamoud et Anab ont décidé de l’envoyer vivre avec son oncle à Toronto pour qu’il puisse accéder à de meilleurs soins et profiter d’un meilleur avenir au Canada.   

Une fois rendu dans la capitale ontarienne, le jeune joueur de basketball s’épanouit. Un an après s’être initié au sport, l’athlète âgé de 16 ans mène le Canada à se classer en première position au tout premier championnat masculin pour les moins de 23 ans (1997) et mérite la distinction de joueur le plus utile. En 1999, Dini et son équipe remportent la médaille d’or aux Jeux du Canada de Corner Brook, au Nouveau-Brunswick, et lors de la prochaine édition des Jeux en 2003, il ajoute une médaille de bronze à sa collection.

Dini devient membre officiel de l’équipe nationale senior masculine en 2006, où il joue pendant 10 ans, et participe aussi trois fois aux Jeux paralympiques. Lors de sa première expérience aux Jeux de Pékin en 2008, l’Équipe Canada remporte la médaille d’argent, pour ensuite ne pas perdre un seul match aux Jeux de Londres en 2012, décrochant bien évidemment la médaille d’or. Dini et son équipe montent également deux fois sur le podium des Jeux panaméricains; ils récoltent la médaille de bronze à Guadalajara 2011 et la médaille d’argent à Toronto 2015.

Karina LeBlanc (Brandon 1997)

Née à Atlanta, dans l’État de Georgia, Karina LeBlanc a passé une partie de son enfance en Dominique avant de déménager à Maple Ridge, en C.-B., à l’âge de huit ans. C’est ici au Canada que la future gardienne de but intronisée au Temple de la renommée se lance dans le sport qui la rendra célèbre. En 1997, cette joueuse qui est déjà désignée par USA TODAY l’une des 20 meilleures athlètes recrutées pour la Division I de la NCAA, arrive à Brandon, au Manitoba, pour participer aux Jeux d’été du Canada.

Après avoir mené l’Équipe C.-B. à la médaille d’or, LeBlanc entame ses études à l’Université du Nebraska, où elle devient une des gardiennes les plus décorées dans toute l’histoire du programme. L’athlète « All-American » est une finaliste du Trophée Hermann en 2000 et détient toujours le record de l’Université pour le plus grand nombre de victoires et de blanchissages. Pendant cette période, LeBlanc fait aussi ses débuts dans l’équipe nationale féminine du Canada (1998), ce qui marque le commencement d’une brillante carrière internationale. Au total, elle a été sélectionnée à 110 reprises pour le Canada et a gagné six médailles aux championnats de la CONCACAF et deux médailles aux Jeux panaméricains. 

LeBlanc participe deux fois aux Olympiques, d’abord aux Jeux de Pékin de 2008 et ensuite aux Jeux de Londres de 2012, où elle contribue à l’obtention d’une médaille de bronze historique pour l’Équipe Canada. Quand sa carrière a pris fin en 2015, elle était la seule Canadienne à avoir participé à cinq éditions de la Coupe du monde féminine de la FIFA et avait établi des records dans le cadre de l’équipe nationale pour le plus grand nombre de blanchissages dans une saison (huit en 2010) et au cours d’une carrière (47 au total). En 2018, LeBlanc est nommée directrice du football féminin de la CONCACAF et de ses 41 pays, un poste qu’elle occupe encore aujourd’hui.

Ryan Thorne (PEI 2009)

Ryan Thorne est né à la Barbade, mais a grandi au Canada. Dans sa jeunesse, il apprend à jouer au basketball dans les arrondissements LaSalle et Pierrefonds de Montréal et joue ensuite à l’Université Bishop, où il remporte un championnat national USIC (qui est maintenant U SPORTS). Suite à sa carrière collégiale, Thorne devient entraîneur. L’ancien joueur gagne ses épaulettes en tant qu’entraîneur adjoint des Martlets de McGill, travaillant pendant deux ans sous la direction de Lisen Moore, patron du banc et ancien participant à quatre éditions des Jeux du Canada. En septembre 2003, il s’élève au titre d’entraîneur en chef. 

Il occupe ce poste pendant 17 saisons avant d’être nommé entraîneur en chef du programme masculin de McGill en juin 2020. Alors qu’il est à la tête des Martlets, Thorne mène l’équipe à plus de victoires qu’aucun autre entraîneur de basketball dans l’histoire de l’Université (277). Sous sa direction, l’équipe remporte sept bannières RSEQ de suite entre 2012 et 2018 (un exploit sans précédent) et joue sept fois dans les Championnats du 8 ultime féminins de U SPORTS, où elle remporte le tout premier titre national du programme en 2017.      

En plus de son travail à McGill, Thorne était l’entraîneur de l’Équipe Québec en 2009 lorsqu’elle s’est classée en quatrième position aux Jeux d’été du Canada de l’Î.-P.-É.. Depuis cinq ans, il travaille au titre d’assistant pour l’équipe senior de développement et le programme junior du programme de haute performance féminine de Basketball Canada. Thorne fait aussi sa part pour redonner à sa communauté : utilisant sa plateforme à McGill, il a créé le tout premier match annuel du Mois de l’histoire des Noirs. Cette initiative vise à lever des fonds pour alléger le fardeau financier imposé aux jeunes Noirs par les études postsecondaires.

Raymond Downey (Cape Breton 1987)

Membre d’une famille canadienne qui remonte d’au moins sept générations, Raymond Downey est devenu un des meilleurs boxeurs amateurs au pays. Né et élevé à Halifax, il grandit dans une famille de boxeurs néo-écossais surnommée les « Boxing Downeys » ou les « Fighting Downeys ».  Résolu à suivre dans les traces de son père Dave Downey, détenteur du titre canadien des poids moyens pendant presque huit ans et athlète intronisé à la Galerie de la renommée de la boxe canadienne (1976), le plus jeune Downey commence à pratiquer le sport à l’âge de 10 ans, s’entraînant au Citadel Boxing Club. 

En 1987, il participe aux Jeux d’hiver du Canada en Nouvelle-Écosse où il récolte la médaille d’or et a l’honneur de porter le drapeau de sa province. Au cours de l’année suivante, le jeune boxeur surnommé « Sugar Ray » remporte les championnats canadiens de boxe amateur senior à 71 kg, le premier des trois qu’il a gagnés dans sa carrière, et participe pour la première fois aux Olympiques. Son voyage à Séoul vaut le coup : il décroche la médaille de bronze dans la catégorie des poids super-mi-moyens.

Deux ans plus tard, il gagne une médaille d’argent aux Jeux du Commonwealth avant de terminer sa carrière aux Olympiques de 1992. Bien que Downey n’ait jamais remporté de titre professionnel majeur, il prend sa retraite en 2000 avec un record professionnel impressionnant de 16-2-1. D’ailleurs, au cours des 15 ans qu’a duré sa carrière de boxe amateur, il a gagné 160 combats et n’en a perdu que 20. 

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(Traduit en français par Rachael Buxton)

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