August 6-21, 2022
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Rory Fraser

7/8/21

by: Bill Potrecz, BP Sports Niagara

Le parcours sinueux d’un Néo-Écossais vers les Jeux du Canada

On peut dire sans se tromper que personne n’a aussi hâte de participer aux Jeux d’été du Canada Niagara 2022 que Rory Fraser.

Ayant raté quelques occasions de prendre part à d’autres éditions des Jeux du Canada, le Néo-Écossais âgé de 43 ans y participera pour la première fois en 2022 à titre d’entraîneur en chef de la lutte pour l’Équipe Nouvelle-Écosse.

« Les mots ne peuvent décrire à quel point j’ai hâte de faire partie de ces Jeux », dit Fraser. « Cela fait 30 ans depuis que j’ai découvert l’idéologie des Jeux du Canada.

« Ce sont pour moi les Olympiques. »

Fraser s’est initié à la lutte grâce à son entraîneur à l’école secondaire et à son frère Garrett Fraser, qui est décédé de la SLA en juin 2020. Il a commencé à s’entraîner avec son frère dans l’équipe de lutte des Jeux du Canada de 1993, mais n’a pas participé aux Jeux de Kamloops cette année-là.

Il s’apprêtait ensuite à prendre part à la prochaine édition des Jeux d’été du Canada en 1997. Cependant, on a modifié la catégorie d’âge pour la lutte, ce qui l’a finalement empêché de participer.

C’est alors que Fraser a déménagé à Niagara Falls pour se joindre à l’équipe de lutte de l’Université Brock, où il s’est entraîné pendant deux ans sous Richard DesChatelets et Marty Calder.

Après un moment, Fraser est retourné en Nouvelle-Écosse et s’est éloigné temporairement du sport.

« C’est Mike Lidstone, l’entraîneur de l’équipe féminine des Jeux du Canada du dernier cycle, qui m’a finalement incité à m’y remettre », dit Fraser. « Il a appris que j’habitais à Cole Harbour, où il se passait des événements de lutte, et il voulait m’impliquer puisqu’il était au courant des liens que j’entretenais avec le club de Brock et Marty et Richard. Il voulait que je participe à l’entraînement de quelques jeunes du Grand Halifax, et c’est ce que j’ai fait. »

Fraser a vite pris conscience que sa passion pour le sport brûlait toujours au fond de lui.

« Quand je suis retourné dans la salle de lutte, les sons et l’esprit de la compétition qui m’entouraient m’ont fait dresser les poils sur les bras et ont fait remonter cette ancienne sensation bien connue », dit-il. « Après quelque temps, je me sentais capable de le faire. Je n’aurais jamais cru que je serai l’entraîneur en chef pour cette édition des Jeux, mais ça collait avec mon expérience dans l’équipe de lutte de Brock et le fait que j’ai toujours voulu participer aux Jeux d’été du Canada. »

Fraser attend avec impatience de voir les progrès au Parc des Jeux du Canada, situé près de l’Université Brock.

« La dernière fois que j’étais là, peu avant l’arrivée de la pandémie, on venait tout juste d’inaugurer les travaux », dit-il. « Marty m’a fait visiter le chantier. Je suis très fier du travail que réalisent Brock et la région de Niagara. J’ai très hâte d’amener mon équipe et les autres athlètes de l’Équipe Nouvelle-Écosse à la ville où j’ai habité pendant un bout de temps et de la leur montrer avec grande fierté. »

Fraser prévoyait de participer aux Jeux l’année dernière lorsqu’ils ont été reportés d’un an en raison de la COVID.

« J’avais peur que mon rêve soit de nouveau écrasé », avoue-t-il.

Pendant cette période, il s’occupait également de son frère aux derniers stades de sa bataille contre la SLA.

« Il m’a dit qu’il était très fier que je sois devenu l’entraîneur en chef et qu’il veillerait sur moi lors des Jeux », dit Fraser. « Comme vous vous imaginez, cela m’a bouleversé, et le report des Jeux aussi, et je me suis dit que peut-être je n’étais tout simplement jamais censé y aller. »

Perdre son frère a été un moment très marquant dans la vie de Fraser. 

« Le développement de la SLA a été très difficile à gérer », dit-il. « C’était compliqué. Il était mon grand frère, et les grands frères tentent toujours de protéger leurs petits frères. Il a vécu cette maladie avec beaucoup de dignité. C’était très inspirant, et ça m’a poussé à travailler encore plus fort. 

« En étant témoin de la bataille de mon frère, j’ai beaucoup appris sur la vie. J’ai une toute nouvelle perspective. Il faut simplement que nous travaillions ensemble et que nous nous montrions gentils et compatissants envers nos voisins. »

Fraser entend rendre hommage à son frère lors des Jeux.

« Le T-shirt qu’il a porté en 1993 se trouvera dans mon sac à dos, et j’apporterai aussi ses chaussures de lutte. Le logo choisi pour nos jeunes est le même qu’il a porté en 1993. On lui rendra beaucoup hommage. » 

Fraser, qui travaille depuis 17 ans dans les forces de l’ordre, a de grands espoirs pour ses équipes.

« Je connais bien notre population. Nous sommes dans une position désavantageuse parce que nous n’avons pas de grandes compétitions [comme] l’Ontario. Nous n’avons tout simplement pas ce genre de classement ici », dit-il. « Mais je crois que certains lutteurs de la Nouvelle-Écosse surprendront les Jeux du Canada et même la nation tout entière. Ils travaillent très fort — je ne dis pas que ce n’est pas le cas du reste du pays — mais souvent l’effort de ces jeunes se fait alors que personne ne les observe. C’est surtout cela qui m’intéresse. »

Cet article a été produit par BP Sports Niagara, une agence détenue et exploitée par Bernie Puchalski et Bill Potrecz. Le texte a été traduit vers le français par Rachael Buxton.

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