Meridian Credit Union en

4/23/21

by: Christopher Séguin

Les Jeux du Canada vus à travers les yeux des bénévoles

Insistons d’abord sur un fait établi : les bénévoles sont les forces vives des Jeux du Canada. 

Sans eux, la plus grande manifestation multisports au pays ne serait même pas possible, et encore moins en mesure d’être le grand succès qu’elle l’est d’édition en édition; il ne nous faut pas chercher loin pour comprendre pourquoi.

Depuis que la toute première édition des Jeux du Canada s’est tenue à Québec en 1967, à l’occasion du centenaire de notre pays, plus de 100 000 personnes ont donné de leur temps pour soutenir les divers secteurs d’activités des Jeux. 

Les Jeux d’été du Canada Niagara 2022 ont le très grand honneur de poursuivre cette tradition : d’ici jusqu’à la tenue de l’événement l’été prochain, l’organisation s’attend à accueillir environ 4 500 bénévoles dans le programme de bénévolat de la Meridian Credit Union. Ce groupe jouera un rôle déterminant dans la réussite des Jeux de 2022.

À l’heure actuelle, plus de 300 bénévoles de planification se sont déjà inscrits au programme (et d’autres postes de ce genre sont présentement affichés sur le site Web de Niagara 2022), et à l’automne 2021, le portail d’inscription sera ouvert, donnant à des milliers de personnes l’occasion de poser leur candidature aux postes bénévoles à pourvoir pour la tenue Jeux.   

L’exposé suivant est dédié à tous ceux et celles qui se sont portés bénévoles lors des multiples éditions des Jeux et à tous ceux et celles qui rejoindront les rangs l’été prochain dans l’équipe de Niagara 2022. J’ai eu l’occasion de discuter avec trois anciens bénévoles des Jeux du Canada et de découvrir les expériences remarquables qu’ils ont vécues en participant aux Jeux.

Megan Macdonald – Jeux d’hiver du Canada de 1991, Î.-P.-É., et Jeux d’été du Canada de 2009, Î.-P.-É.

Les badges de bénévolat de Carol, la mère de Megan Macdonald, aux Jeux d’hiver du Canada de 1991 à Charlottetown (Î.-P.-É). La capitale de l’Île a déjà accueilli deux fois les Jeux du Canada, et elle deviendra la première communauté à en avoir trois fois l’honneur lorsqu’elle accueillera les Jeux d’hiver du Canada de 2023, prévus entre le 18 février et le 5 mars 2023.

Jusqu’ici, 27 éditions des Jeux du Canada ont eu lieu dans des communautés partout au pays. Parmi celles-ci, seules quatre ont eu le privilège d’accueillir l’événement plus d’une fois, et Charlottetown, en Î.-P.-É., figure sur cette liste.

Cette rare distinction a permis à certains individus, comme Megan Macdonald, de se porter deux fois bénévoles aux Jeux. Étant donné le décalage de 28 ans entre les deux éditions tenues en Î.-P.-É., les expériences de cette bénévole auprès des Jeux du Canada ont été provoquées par de très différentes circonstances.

Macdonald a accompli un premier mandat bénévole aux Jeux d’hiver du Canada de 1991, qui ont eu lieu entre février et mars de cette année, alors qu’elle était une élève de 14 ans. « Je me souviens qu’on nous a donné un congé scolaire afin de pouvoir faire l’expérience des Jeux », se rappelle Macdonald, originaire de Charlottetown. Sa mère et son frère cadet ont également fait du bénévolat aux Jeux de 1991. « Beaucoup de gens de mon âge faisaient de même, mes amis aussi étaient bénévoles. C’était donc très normal. Je ne me souviens plus si on nous a dit : “voici votre congé de mars”, mais c’était plutôt l’impression qu’on avait puisque c’est ce que tout le monde a fait. »

Puisqu’elle était inscrite au programme d’immersion française de la province, Macdonald a profité des Jeux de 1991 pour mettre ses compétences linguistiques à l’essai. Elle a été affectée au bureau d’accueil situé dans le Charlottetown Civic Centre (maintenant le Eastlink Centre), une installation de legs qui a été construite spécialement pour ces Jeux. Elle s’est vite aperçue de la valeur qu’elle tirait de cet événement en tant que bénévole.

De nombreux anciens reconnus ont participé aux Jeux d’hiver de 1991 à l’Î.-P.-É., dont la quadruple médaillée olympique Hayley Wickenheiser (à gauche). Elle est prise en photo avec ses coéquipières de l’Équipe Alberta, Shannon Miller (au centre) et Valerie Miles (à droite), quelques instants après qu’elles ont remporté la médaille d’or de la toute première compétition de hockey féminin des Jeux du Canada.

« Ceux qui étaient dans le programme d’immersion se sont tout de suite rendu compte des avantages. En faisant du bénévolat à cet événement, on a eu la chance de rencontrer des gens de partout au Canada et de communiquer avec eux », raconte-t-elle. « Cette occasion se présentait sans devoir quitter [l’Î.-P.-É.], sans devoir faire un camp d’immersion en français de deux semaines à Pointe-de-l’Église à l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse ou se déplacer au Québec ou dans une région plus française de l’Ontario, ou même juste à côté au Nouveau-Brunswick.

« C’était quelque chose de grand qui se passait chez nous. C’était loin d’être un événement de petite envergure. Beaucoup de gens sont venus et nous avons profité de nombreuses occasions de parler en français. »

La capacité de communiquer couramment dans les deux langues officielles du Canada a été un grand atout pour Macdonald au cours de sa carrière. Elle a également été à l’origine de sa deuxième participation aux Jeux du Canada, quand ils sont revenus à l’Î.-.P.-É. en 2009. Alors qu’elle préparait son doctorat en théâtre à Queen Mary University of London, en Angleterre, elle est rentrée à l’Île pour y passer l’été, et une amie l’a persuadée de donner un coup de main aux Jeux d’été du Canada de 2009

« [Mon amie] m’a dit, “bien, nous dirigeons le programme d’artistes qui accompagne toujours les Jeux », raconte Macdonald, qui a obtenu son doctorat en arts dramatiques, théâtre et spectacles en 2011. « On invite toujours de jeunes artistes de partout au pays aux Jeux pour qu’ils puissent assister aux événements, s’y immerger et en créer des œuvres artistiques, et nous avons besoin de mentors pour les accueillir”. Elle m’a demandé si je serais disposée à être mentor dans le domaine du théâtre. 

« Une des artistes était québécoise francophone. Elle pouvait causer en anglais, mais elle était plus à l’aise en français pour parler de théâtre et de rédaction de scénario dans un langage technique. Donc, on cherchait un mentor qui pouvait parler en français, et finalement, c’était moi. »

Un cliché montrant l’un des nombreux spectacles artistiques de la Cérémonie d’ouverture des Jeux d’été du Canada de 2009, qui a eu lieu à la Consolidated Credit Union Place à Charlottetown (Î.-P.-É.). Bien qu’ils soient largement reconnus comme étant une manifestation sportive, les Jeux du Canada mettent également toujours l’accent sur l’art et la culture du pays par moyen de divers spectacles musicaux et artistiques.

Bien que les Jeux du Canada soient reconnus principalement en tant que manifestation sportive, en réalité, ils s’étalent sur un grand nombre de domaines. D’abord conçus en tant qu’événement national édifiant qui célèbre la diversité sportive, artistique, culturelle et communautaire au Canada, les Jeux ont toujours comporté une très grande composante culturelle; les Jeux de 2009 à l’Î.-P.-É. n’ont pas fait exception, et Macdonald est très reconnaissante d’avoir fait partie du mouvement.  

« Je me réjouis d’avoir pu m’impliquer du côté artistique puisque, bien évidemment, je n’ai jamais été une athlète de ce calibre », affirme Macdonald en riant. Pendant les deux semaines des Jeux de 2009, elle a servi de mentor à une jeune artiste québécoise, Julianne Racine. « Je me souviens simplement que c’était une expérience très dynamique et très intéressante de travailler avec quelqu’un qui était un peu plus jeune que moi, et de noter la différence entre ce que nous trouvions intéressant, ce qui attirait son attention ou ce dont elle voulait discuter. Je venais tout juste de rentrer dans ma ville natale après avoir été à l’étranger pendant longtemps, et j’ai trouvé ça très intéressant de parler à quelqu’un qui visitait l’Île-du-Prince-Édouard pour la première fois et de voir le monde à travers ces yeux. »

Pendant un bout de temps après les Jeux, Macdonald a gardé le contact avec Racine, originaire de Saint-Denis-de-Brompton, Qc., avant qu’elles se perdent de vue avec le passage du temps. Néanmoins, elle se souvient avec tendresse de la complicité qu’elles ont développée et de l’expérience qu’elles ont partagée en 2009.

« Il s’agit vraiment d’un événement qui vous inspire, qui vous ouvre l’esprit, qui vous fait voir les choses autrement et qui change votre vision du monde puisque vous rencontrez des gens qui sont de partout. Et [cette expérience] n’est pas réservée uniquement aux athlètes. »

Randy Nelson – Jeux d’été du Canada de 1993, Kamloops, C.-B.

Une vieille photo du Centre aquatique des Jeux du Canada à Kamloops (C.-B.), l’une des installations de legs construites pour les Jeux d’été du Canada de 1993. Depuis, le centre a accueilli de nombreuses compétitions de haut niveau et a été le quasi deuxième foyer de la fille de Randy Nelson, Janna, qui est devenue nageuse de compétition au niveau AAA dans les années suivant les Jeux.

Presque trois décennies se sont écoulées depuis que les Jeux du Canada ont eu lieu à Kamloops, en C.-B.. Pourtant, Randy Nelson, un agent des pêches à la retraite, est de l’avis qu’il n’y a jamais eu depuis un événement comparable.

« Toute la communauté s’est ralliée [aux Jeux du Canada] », se rappelle Nelson, qui a grandi sur une ferme près de Hodgeville, en Saskatchewan, avant de déménager en Colombie-Britannique. « Au cours des 30 ans que nous habitons à [Kamloops, la ville] a accueilli le Brier, les championnats du monde de curling, et plein d’événements de haut niveau, mais celui-là semblait dynamiser et mobiliser la communauté comme aucun autre. »   

Surnommée la capitale canadienne des tournois, Kamloops est réputée pour l’accueil d’un grand nombre de manifestations sportives; on estime que plus de 100 tournois se tiennent dans la ville chaque année (avant la COVID-19, bien entendu). C’est la raison pour laquelle elle profite d’une solide culture de bénévolat qui avait déjà servi Nelson, un ancien coureur de compétition, et qui l’a motivé à s’engager lui-même.

« Dans le cadre des courses que j’ai faites, j’ai toujours reconnu et remercié tous les bénévoles qui ont aidé à organiser les événements. Alors, j’ai pensé que moi-même je proposerais d’aider, de m’impliquer et de me porter bénévole pour un événement.


« J’étais agent de l’autorité au ministère des Pêches et des Océans, donc je savais m’imposer auprès des gens », dit Nelson en riant. Aux Jeux du Canada de 1993, il a été le bénévole en chef de la sécurité sur le site où ont eu lieu les compétitions de lutte. « J’ai aussi toujours voulu apprendre au sujet d’un sport que je ne connaissais pas du tout, cela faisait partie de mon objectif. J’ai choisi [la lutte] parce que je n’en savais pas grand-chose et que l’horaire me convenait bien. »

Randy Nelson alors qu’il occupait encore son poste d’agent de l’autorité au ministère des Pêches et des Océans en Colombie-Britannique. Nelson a reçu de nombreux honneurs et distinctions au cours de ses 35 ans à titre d’agent des pêches, poste dans lequel il était chargé de protéger les créatures marines de la Colombie-Britannique des braconniers et des pollueurs.

Nelson n’oubliera jamais l’expérience qu’il a vécue grâce à sa décision de travailler sur ce site lors des Jeux du Canada de 1993, puisqu’une des compétitions s’est avérée l’un des moments sportifs les plus mémorables de sa vie.

« La Terre-Neuve-et-Labrador remporte très peu de médailles aux Jeux, mais ce sont les meilleurs gens au Canada », raconte Nelson sur la province à l’extrémité est du pays. « Un lutteur de la province était l’un des favoris pour gagner une médaille, mais il s’est blessé la cheville. Il avait des béquilles avec un plâtre en forme de botte au pied, et toute l’équipe était bouleversée parce qu’il ne pouvait pas participer à la compétition.

« Par contre, il y avait un autre lutteur dans l’équipe de la Terre-Neuve qu’on croyait avait très peu de chances de gagner quoi que ce soit, mais ce jeune a réussi à franchir les étapes et à arriver au match pour la médaille d’or. Je ne sais pas combien de Terre-Neuviens étaient à Kamloops, mais ils sont tous venus [regarder le match] », se remémore Nelson avec humour. « Il devait y avoir entre 150 et 200 personnes là pour encourager ce jeune homme! Le match se déroulait, le pointage était serré, il perdait de deux points avec sept secondes qui restaient et son adversaire l’avait immobilisé par terre. Le jeune avec les béquilles courait d’un bout à l’autre du tapis avec une béquille en agitant le drapeau de la Terre-Neuve devant la foule; c’était vraiment un moment incroyable. 

« Et tout d’un coup [le lutteur] a réussi à s’en sortir et à marquer deux points pour égaler la marque. Il y a eu une prolongation, et il a fini par gagner le match. 

« Ce jeune avec les béquilles qui encourageait son coéquipier, c’était vraiment formidable. Quand tout était terminé, on aurait cru que c’était lui qui avait remporté la médaille d’or! Et ensuite les quelque 200 spectateurs ont franchi la corde délimitant l’accès au tapis. Les gens me regardaient et j’ai simplement haussé les épaules, je n’allais certainement pas arrêter ça. »  

Les enfants de Nelson, Dana (à gauche), Janna (au centre), et Darren (à droite), pris en photo avec les flambeaux qui ont été utilisés lors du Relais du flambeau des Jeux d’été du Canada de 1993. Sa fille Janna a été choisie pour courir un kilomètre lors du Relais de Kamloops 1993.

Jusqu’ici, seules quatre performances terre-neuviennes ont été dignes de la médaille d’or aux Jeux d’été du Canada. Ce moment poignant était l’une d’elles et, à la grande surprise de Nelson, il l’a beaucoup ému, encore davantage que certains des grands moments sportifs de l’histoire de notre pays. 

« Je n’aurais jamais pensé que la lutte pourrait me captiver à un tel point, et on ne sait jamais ce qu’on ressentira à moins d’être là à l’événement », dit Nelson. « En 1972, j’ai vu Paul Henderson marquer son but dans la série Canada-Russie alors que j’étais assis sur le plancher d’un gymnase en Saskatchewan. Je me souviens de ce moment. Et le but en or de Crosby [en 2010], et d’autres moments semblables. Mais pour moi, celui-là était vraiment marquant. Je m’en souviens mieux que tous les autres. » 

Les Jeux du Canada de 1993 ont également entraîné de nouveaux projets d’infrastructure et des améliorations qui ont modifié le paysage des installations sportives à la disposition des résidents de Kamloops, y compris les enfants de Nelson. Notamment, on a fait construire le Centre aquatique des Jeux du Canada, doté d’une piscine olympique, qui deviendrait le deuxième foyer de la fille de Nelson, Janna, et de ses amis.

Les enfants de Nelson pris en photo avec les deux mascottes des Jeux d’été du Canada de 1993 à Kamloops (C.-B.). Les mascottes étaient des coyotes appelés Cactus (à gauche) et Buttercup (à droite).

« Le centre aquatique et la piste à côté étaient la pièce maîtresse de ces Jeux du Canada et elles font partie de la communauté depuis leur achèvement », dit Nelson. Sa fille, Janna, une nageuse de compétition au niveau AAA, a participé à de nombreuses compétitions tenues dans le centre aquatique au fil des ans. « [Le Centre] a motivé les gens à s’initier au sport et leur a offert des possibilités qui n’auraient pas existé sans ces Jeux.

« Ce que Kamloops a fait, c’est embaucher un entraîneur de natation formidable [Ken MacKinnon] qui a favorisé le développement des jeunes. [Erin Gammel] une des amies [de ma fille] a fini par participer aux Jeux du Commonwealth. En ce qui concerne la piste, Gary Reed est devenu l’un des meilleurs coureurs au 400 mètres et Dylan Armstrong, qui a remporté la médaille de bronze [aux Olympiques de Pékin], est maintenant entraîneur qui puise les meilleurs lanceurs au Canada pour travailler tous sous sa direction à Kamloops.  

« Tout cela découle des Jeux du Canada. »

Visiblement, Kamloops 1993 a été un événement très spécial pour Nelson, et 28 ans plus tard, il occupe toujours une place importante dans son esprit. De plus, ces Jeux continuent même à ce jour à procurer des avantages aux résidents et aux résidentes de la capitale canadienne des tournois.

Paul Hébert  – Jeux d’hiver du Canada de 2019, Red Deer, Alb.

Paul Hébert est pris en photo avec la mascotte des Jeux d’hiver du Canada de 2019, Waskasoo, à Red Deer, en Alberta. Hébert s’est déplacé à Red Deer de chez soi à Ajax, en Ontario, pour travailler à titre de bénévole-ressource bilingue pour les Jeux de 2019.

Le parcours de Paul Hébert jusqu’aux Jeux d’hiver du Canada de 2019 à Red Deer a commencé longtemps avant qu’il se déplace vers l’Alberta en plein hiver. En fait, il s’est engagé sur le chemin qui le conduirait à la plus grande manifestation multisports du Canada six ans auparavant, après avoir reçu un courriel de sa fille qui contenait quelques renseignements sur un autre grand événement multisports qui aurait bientôt lieu à Toronto.

« J’ai pris ma retraite en 2013, et juste avant cette occasion, j’ai reçu un courriel de ma fille qui travaillait pour le gouvernement provincial, et dans sa signature électronique, il y avait quelque chose qui portait sur les Jeux panaméricains [de 2015]. Je me suis donc rendu sur le site Web de ces Jeux pour voir de quoi ils s’agissaient. J’ai eu la piqûre et je me suis engagé avec les [Pan-Ams] pendant deux ans. 

« Par la suite, je suis essentiellement devenu un Games Gypsy (vagabond des Jeux). »

Si vous n’êtes pas impliqué à fond dans le monde des événements multisports, il se peut bien que vous ne connaissiez pas le terme « Games Gypsy ». En gros, il désigne des individus, soit des bénévoles, soit des travailleurs, qui participent à de grandes manifestations sportives les unes après les autres, se déplaçant souvent d’un coin du pays ou du monde à l’autre pour recueillir ces nouvelles expériences. 

Hébert (à droite) est pris en photo avec d’autres bénévoles au Village des athlètes des Jeux panaméricains de 2015 à Toronto, où il a travaillé à titre d’adjoint au Comité National Olympique (CNO). Il est tout de suite passé au poste d’adjoint au Comité paralympique canadien (CPC) pendant la tenue des Jeux parapanaméricains, qui ont eu lieu directement après.

Quant à Hébert, il a entamé son parcours vagabond aux Jeux panaméricains et parapanaméricains de Toronto en 2015, où il était adjoint pour un Comité National Olympique (CNO) et un Comité National Paralympique (CNP).

C’est à cette occasion qu’il est devenu passionné de Jeux, et depuis, il en est accro. 

Son nouvel intérêt l’a poussé à se joindre à l’équipe des Jeux autochtones de l’Amérique du Nord (JAAN) de 2017, qui se tenaient également à Toronto. Cette année-là, il a opté pour ce poste avec les JAAN plutôt qu’une possibilité de bénévolat pour les Jeux d’été du Canada de Winnipeg, qui se tenaient dans sa province natale du Manitoba, parce que cela lui permettait de travailler à proximité de chez lui [à Ajax].

Cependant, quand une deuxième chance de s’impliquer dans les Jeux du Canada s’est présentée quelques années plus tard, Hébert n’allait pas rater l’occasion de prendre part à cet événement proprement canadien. Il a fait ses valises et a pris l’avion vers Calgary et l’autobus jusqu’à Red Deer pour travailler à titre de bénévole-ressource bilingue pour les Jeux d’hiver du Canada de 2019.

« À Red Deer, tout le monde me disait, “mais tu es venu d’où pour faire quoi?” », se rappelle Hébert. « Les gens me faisaient tout un fromage parce que j’étais venu de si loin. Ensuite, quand les jeunes rentraient après la Cérémonie de clôture, je leur ai dit, “là, maintenant vous voyez comment on y devient accro”, et ils ont répondu “oui”, et disaient tous, “il faut qu’on se rende à Whitehorse pour les Jeux de l’Arctique en mars!” »   

Malheureusement, les plans de se réunir aux Jeux de l’Arctique n’ont jamais été réalisés en raison de la pandémie COVID-19, tout comme plusieurs autres projets qu’avait Hébert de travailler à divers événements censés avoir lieu en 2020 et en 2021. Parmi ceux-ci figurait sa plus grande aspiration bénévole jusqu’ici : un voyage prévu à Tokyo pour les Jeux Olympiques et paralympiques d’été. Malgré le fait que ces Jeux s’apprêtent à aller de l’avant en juillet et en août, ils n’accueilleront pas de bénévoles internationaux comme le font d’habitude les Olympiques.

Aux Jeux d’hiver du Canada de 2019, Hébert a passé son mandat de bénévolat sur le campus de Red Deer College, où était situé le Village des athlètes et le Centre des Jeux du Canada Gary W. Harris, une toute nouvelle installation construite pour l’événement.

Cependant, Hébert ne se décourage pas. Comme de nombreux autres, il reconnaît que le retour des sports et des événements s’approche peu à peu chaque jour, et il a hâte de reprendre son chemin vagabond et d’assister à de nouveaux Jeux.

Quand j’ai demandé à Hébert ce qu’il a le plus apprécié de son expérience à Red Deer 2019, il m’a répondu : « Les souvenirs de collaboration avec d’autres bénévoles et de rencontres avec les athlètes et les gens de différentes provinces. Et au Village des athlètes, il se passe des choses bizarres… Par exemple, c’était un dimanche soir et une équipe féminine de l’Ontario est passée, et d’un coup, elles se sont arrêtées, ont mis de la musique et ont fait un grand spectacle de danse en ligne. »

Hébert espère avoir l’occasion de faire l’expérience d’autres moments spontanés du même genre, qualifiés affectueusement de « choses bizarres », dans moins de 500 jours, quand son périple des Jeux continuera aux Jeux d’été du Canada Niagara 2022.

Ce résident d’Ajax a déjà obtenu son poste pour cette 28e édition des Jeux du Canada : il sera le bénévole en chef des langues officielles au Village des athlètes, un rôle de planification dans lequel il sera chargé de veiller à l’inclusion des deux langues officielles sur le site. 

Bien qu’il reste beaucoup de travail à faire avant l’achèvement de son engagement avec Niagara 2022, Hébert porte déjà son regard vers l’avenir, comme le ferait n’importe quel vagabond de Jeux.

« C’est une autre étape dans mon parcours. Je me suis déjà inscrit comme bénévole aux Jeux du Canada de 2023. »

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Texte traduit en français par Rachael Buxton.

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