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 DEUX ATHLÈTES DE L’ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD

7/20/20

by: Conseil des Jeux du Canada

PRÉPARER SA RÉUSSITE : COMMENT DEUX ATHLÈTES DE L’ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD POURSUIVENT LEUR ENTRAÎNEMENT PENDANT UNE PANDÉMIE MONDIALE

À un peu plus d’un an des Jeux du Canada 2021 de Niagara, bon nombre d’athlètes trouvent des façons créatives de poursuivre leur entraînement malgré la pandémie de COVID-19, dans l’espoir de représenter leur province ou leur territoire à l’échelle nationale. C’est le cas d’Alina Crockett et d’Abby Hyndman, deux membres de l’équipe d’entraînement de l’Île-du-Prince-Édouard. 

Alina, qui se concentre sur des exercices qu’elle peut faire à la maison, souhaite percer l’alignement de l’équipe de volleyball intérieur de sa province, tandis qu’Abby veut faire partie de celle de volleyball de plage. Nous avons rencontré les deux athlètes, qui sont restées en confinement avec leurs familles, pour savoir comment elles se sont entraînées lors de ces derniers mois.

Le volleyball étant un sport qui nécessite beaucoup d’espace, même pour un simple exercice manchette-passe-attaque, Alina a dû s’adapter.

« Je peux m’exercer dans ma cour, mais mon plus gros problème, c’est que je n’ai personne avec qui jouer. Mes parents me sont d’un grand soutien et jouent avec moi, mais ce ne sont pas des volleyeurs. »

Avant la pandémie, Abby mettait beaucoup d’efforts sur l’entraînement musculaire, mais comme les centres de conditionnement physique sont fermés, elle a dû user de créativité pour rester en forme.

« Ce fut un peu difficile, mais j’ai réussi à me créer une bonne routine d’entraînement pendant le confinement, raconte-t-elle. Je m’entraînais environ six fois par semaine, en partie pour rester en forme, mais aussi pour combattre l’ennui! Nous avons très peu d’équipement à la maison, alors j’utilisais ce que j’avais sous la main, courais beaucoup (sur de longues distances et des sprints), faisais des entraînements par intervalles de haute intensité et beaucoup d’exercices de renforcement du tronc. »

Les deux jeunes femmes possèdent un talent naturel pour le volleyball, mais elles ont commencé leurs carrières sportives en pratiquant d’autres disciplines. Alina nous raconte comment elle est tombée sur le volleyball et ce qui l’a poussée à vouloir compétitionner au niveau national.

« Mon parcours a commencé un peu par hasard, car mes parents ne sont pas de grands sportifs. J’ai commencé par jouer au basketball, puis, au début du secondaire, j’ai essayé le volleyball et ça a marché pour moi. J’aimerais pouvoir dire qu’il y a eu un moment décisif qui a fait en sorte que je voulais vraiment pratiquer ce sport, mais non. J’adore ça, tout simplement. »

Quant à Abby, sa passion du volleyball de plage est née de son expérience du volleyball intérieur.

« J’ai toujours aimé le principe même du volleyball de plage. Je voulais l’essayer depuis longtemps, mais je n’en avais jamais eu l’occasion avant cette année. J’ai hâte de voir comment je peux prendre mes aptitudes acquises en salle, les adapter à la plage, et les améliorer. J’ai joué au volleyball intérieur pendant huit ans, et auparavant j’étais nageuse de compétition. »

En plus des nombreuses heures passées sur le terrain, les deux athlètes passent beaucoup à l’extérieur de celui-ci pour améliorer leurs aptitudes. Avec son entraîneur, Alina a regardé des vidéos et discuté des améliorations à apporter à son jeu et de ce qu’elle doit continuer à bien faire. Elle prend également le temps de disséquer des vidéos d’athlètes professionnels afin d’avoir une meilleure compréhension du sport et apprendre de nouvelles techniques. Pour elle, le travail fait à l’extérieur du terrain est tout aussi important que les exercices pratiques.

« Regarder des vidéos m’apporte énormément. Ça me permet de voir des joueurs exceller à un très haut niveau et de mieux comprendre le sport. De plus, quand je me vois faire, je peux constater mes lacunes. » 

Abby analyse beaucoup le travail des jumelles Nicole et Megan McNamara, qui ont non seulement remporté l’argent pour la Colombie-Britannique aux Jeux du Canada de 2013, mais ont aussi connu une grande carrière avec UCLA. Elles sont une grande source d’inspiration pour Abby.

« Ce que j’admire le plus chez elles, c’est leur agressivité. Toutes deux ont un service sauté smashé incroyable, elles communiquent vraiment bien ensemble et n’ont pas peur de frapper le ballon à pleine puissance. Et comme elles ne sont pas les plus grandes, elles doivent utiliser leur intelligence pour marquer des points et ne pas laisser leur taille devenir un désavantage. »

Abby regarde aussi des vidéos de la conférence Pac-12 de la NCAA et d’autres portant sur la communication dans différentes situations. La communication fait partie intégrante de tous les sports, et Abby trouve parfois difficile d’échanger avec sa partenaire tout en restant concentrée sur la partie.

« Je crois que la communication et la concentration vont de pair. Pour être vigilantes et nous assurer que nous sommes sur la même longueur d’onde, ma coéquipière et moi devons bien communiquer. »

En ces temps inquiétants, la santé mentale est sur toutes les lèvres, et pour les athlètes qui veulent réussir au plus haut niveau, elle est tout aussi importante que la santé physique. Pour s’assurer d’avoir un état d’esprit positif, Alina a intégré à sa routine des exercices mentaux et de leadership, qui sont devenus essentiels.

« C’est très dur de ne pas savoir quand on reviendra au jeu et, de manière générale, ce qui va se passer. Il faut absolument rester concentrés sur ce qu’on peut faire maintenant et ne pas perdre de vue ce que l’on souhaite accomplir. »

L’objectif des deux athlètes est clair.

« Je veux me qualifier pour les Jeux de 2021, explique Abby. Les Jeux du Canada constituent une expérience mémorable et j’adorerais pouvoir y compétitionner. Par contre, je crois que c’est trop tôt pour fixer des objectifs quant aux résultats. C’est notre premier été sur le sable, alors nous avons encore beaucoup à apprendre et tentons de trouver nos forces. Pour ce qui est du volleyball intérieur, je retournerai à Holland College pour y jouer une autre saison. J’espère gagner une médaille aux championnats canadiens et être la meilleure attaquante de la ligue. »

« Je souhaite vraiment participer aux Jeux du Canada 2021, affirme Alina. Je ne suis pas rendue à penser à des objectifs précis; je veux seulement faire de mon mieux. J’ai déjà été à des championnats nationaux, mais je n’ai jamais eu l’occasion de participer à un événement multisports. »

Avec la levée de certaines restrictions relatives à la pandémie, Alina et son entraîneur ont déjà commencé à discuter du retour à l’entraînement dans le respect des directives gouvernementales. 

« Nous sommes chanceux, car l’Île-du-Prince-Édouard a eu relativement peu de cas; nous pouvons donc aller nous entraîner sur les terrains de volleyball de plage. Nous avons commencé la semaine dernière. Pour le volleyball intérieur, par contre, cela devrait prendre encore quelques semaines. »

Même si elle peut fouler le sable, Alina reste limitée dans ses entraînements.

« Il y a encore des restrictions. Par exemple, on ne peut pas faire de matchs. Alors on travaille beaucoup sur le contrôle du ballon, les services et les passes. »

Tous les athlètes devront affronter des obstacles au cours de leur carrière. Bien qu’une pandémie mondiale constitue un défi comme nul autre, Abby et Alina sont déterminées à trouver des façons inventives de continuer à s’entraîner afin d’atteindre leur objectif : représenter l’Île-du-Prince-Édouard l’été prochain dans la région de Niagara.  

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